PHILOSOPHIE

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Notes philosophiques sur la « dimension personnelle » :

Interprétations d’œuvres littéraires :
Exemples de personnalisations

Notes sur la dimension personnelle

Qu’est-ce que la « dimension personnelle« ?

Personnaliser quelque chose c’est le valoriser. Sans dimension personnelle, il n’y aurait aucune valeur – ni esthétique, ni économique, ni morale… –. Les valeurs sont le signe de la dimension personnelle.

La notion de « dimension personnelle » désigne ce dont le développement accroît les valeurs, et ce dont la régression se marque par une perte des valeurs.

Ce que je suis, ma dimension personnelle, se forme dans les rencontres entre mes personnages ; chacun des rôles que je suis amené à jouer, y contribue, dans les moments où ils s’inversent, lorsque les scènes se superposent, et ce, sans jamais se réduire à ce qui est raconté.
Ce qu’est ma communauté – ma famille, mon équipe de travail, ma cité, mon état… – sa dimension personnelle, est la résultante des interactions entre les fonctions, le produit des jeux entre les frontières des différents espaces.
Chaque fois que j’entreprends de me raconter ou de raconter les autres, je fais le portrait de personnages, mais ce que j’ai formulé semble toujours manquer les personnes, comme si mon récit photographiait des scènes avec autant de détails que j’ai voulu en mettre, à l’exception de la dimension personnelle, qui resterait indicible.
Ce qui fait pourtant la valeur d’une véritable photographie, c’est ce qu’elle donne à voir de cette dimension, comme ce qui fait la valeur d’une musique, est ce qu’elle en donne à entendre… Mais je peux écouter, et ré-écouter, autant de fois que je le veux, une musique qui me semble dire quelque chose de cette dimension, regarder une œuvre plastique aussi longtemps, et sous tous les angles, je ne parviens pas à formuler quoi que ce soit de positif sur ce qu’est que la dimension personnelle. Pas plus qu’en m’observant dans la vie quotidienne, ou en observant les autres, je ne parviens à formuler ce que c’est qu’être une personne, ni comment agir pour développer, en moi et autour de moi, la dimension personnelle. (SUITE… )


Qu’est-ce donc… qu’une philosophie au service de la dimension personnelle ?

Dans une salle de concert ou dans une cave, se mettre au piano et jouer, c’est jouer le rôle du pianiste. Les instants qui précèdent l’action proprement dite : l’attente puis l’entrée en scène, forment une transition. La personne n’est plus dans un autre rôle, mais elle n’est pas encore dans son rôle de pianiste. Dans les loges, derrière le rideau, comme, pour le voyageur en correspondance, dans une gare, un terminal d’aéroport, puis le court voyage, les pas faits en direction de l’instrument, l’éventuel salut adressé au public, l’assise sur le tabouret à hauteur réglable, peut-être l’action de le relever ou de l’abaisser en actionnant le pas de vis, peut-être aussi la répétition de l’assise, un peu moins en arrière, pour que le pied droit se pose à la hauteur des pédales… alors le pianiste en a fini avec les préliminaires de son rôle, il se met à jouer.
La pratique philosophique suppose aussi une attente et une entrée en scène.
D’une manière ou d’une autre, directement ou non, le philosophe, avant de se mettre à jouer, commence par esquisser les grandes lignes de ce qu’il va jouer. Il formule une réponse à la question : qu’est-ce que la philosophie ?
Répondre à la question : qu’est-ce que la philosophie, est, pour le philosophe, analogue à s’approcher de son instrument, et s’asseoir avant de jouer, pour le pianiste. (SUITE…).


Interprétations d’œuvres littéraires

L’empire des œuvres : Homère

L’Iliade initie, en Europe, un vaste genre littéraire, qui, depuis, ne cesse de se reproduire, au long de l’histoire, avec l’obstination des vagues venant battre le rivage, parfois si régulièrement que nul ne le remarque, parfois, en période de grande marée, submergeant toutes les autres productions. La fin du XXème siècle, et le début de ce XXIème, ont été riches en variations autour de ce même thème : un personnage, à lui seul, décide du sort de toute une bataille, d’une guerre, d’un monde… Il y a cependant beaucoup plus dans l’Iliade et l’Odyssée, que l’anticipation des prétentions du « sujet acteur ou narrateur »… (SUITE… )


Les prétentions du sujet : Molière

Entre 1664 et 1666, Molière écrit et représente trois grandes pièces : Tartuffe, Dom Juan, Le Misanthrope. Entre Dom Juan et Le Misanthrope, il a écrit et monté, en cinq jours, L’Amour Médecin, un divertissement qui s’achève, là où commencera Le Misanthrope : en se plaignant des autres. Avant, et après, cette courte période, Molière écrit des comédies plus légères, dont se détache, par son aspect dramatique, ce triptyque consacré au faux dévot, au séducteur, et au misanthrope, trois grands miroirs en pied dans lesquels se lisent des aspects de la dimension personnelle aux prises avec les prétentions du sujet. (SUITE…)


Sur les traces de la dimension personnelle : deux romans inachevés de Chrétien de Troyes

Chrétien de Troyes a laissé inachevé ses deux derniers romans : Le Chevalier de la Charrette et le Conte du Graal. Ces récits – il l’écrit en ouverture du Conte du Graal – sont comme des grains jetés en terre : ils semblent se décomposer. Inachevés, certes, mais pas seulement : bien avant d’avoir été interrompus, l’auteur les avait privés de terre ferme. Ces contes sont faits des sables mouvants en quoi leurs personnages se perdent.
L’auteur a joué avec les traits de ses personnages, renversé les valeurs chevaleresques. Il s’est lui-même, en tant qu’auteur, et comme ses personnages, aventuré dans la forêt obscure du récit, refusant les facilités, les longues descriptions de batailles, l’idéalisation de ses héros, ne sachant probablement où cela le mènerait, et ne parvenant en tout cas pas à les en sortir. (SUITE… )


Exemples de personnalisations

Les métamorphoses de la mazurka

Qu’est-ce que la mazurka? Une forme particulière de danse et de musique, qui connait depuis les années 1990 une évolution remarquable, tant pour sa partie musicale que pour ses manières d’être dansées. Son succès un peu partout en France, puis en Europe, en font un exemple privilégié de transmission et de renouvellement… SUITE… (ou fichier PDF à télécharger).


Sur la danse dite « Gavotte de l’Aven »

Inspirée par une forme traditionnelle, la Gavotte de l’Aven est une création des bals folk, au même titre que la mazurka, la scottish ou les valses asymétriques.
Il suffit de la danser, ou de la jouer quand on est musicien, dans un bal, pour ressentir une harmonie qui est le signe d’une personnalisation. Contrairement à une forme traditionnelle reprise, approximativement, qui engendre du bruit et des mouvements désordonnés, une forme issue d’un processus d’inspiration traditionnelle se manifeste d’abord par un équilibre dynamique, qui lui permet tout à la fois de parvenir par moment à une relative perfection, et d’évoluer dans des directions différentes, selon les pratiques de la communauté des danseurs et des musiciens. (SUITE…)


Sur les valses asymétriques et hybrides

Les valses asymétriques, à cinq et à onze temps forment une particularité du bal de l’est de la France. Parallèlement aux métamorphoses de la mazurka, de nouvelles formes de valses irrégulières sont apparues, à huit temps, avec différentes variantes, non seulement dans les manières de danser, mais aussi dans les structures musicales. Et puis, des formes plus complexes, hybrides, ont été jouées et dansées… (SUITE bientôt disponible)